dimanche 8 février 2015

Semaine de compagnonnage avec un curé en paroisse

Du lundi 5 au dimanche 11 janvier 2015, chaque séminariste a pu vivre une semaine de compagnonnage avec un prêtre dans une des paroisses du diocèse. Une belle occasion de terminer le temps de Noël par une découverte de la dimension pastorale du ministère qu’exerce le prêtre.

Nous le savons, notre diocèse est marqué par une belle diversité des paroisses. Ainsi chaque séminariste a pu voir un aspect différent de la vie d’un prêtre en fonction de la situation de la paroisse : certains étaient dans des paroisses rurales, d’autres dans des villes. Les séminaristes étaient amenés « à seconder et aider le prêtre dans ses tâches quotidiennes comme par exemple les différentes réunions avec les paroissiens, l’eucharistie quotidienne, la préparation des funérailles, etc. »

Un autre aspect marquant était le contact avec les paroissiens qui furent heureux de pouvoir discuter ou se confier à ceux qui désirent donner entièrement leur vie pour le Christ et l’Église, afin d’édifier le Royaume de Dieu. Comme cette semaine était aussi marquée par les cérémonies de vœux et dégustations de galettes, cela nous permettait de pouvoir témoigner de la foi que nous avons reçu du Père.

Outre les réunions, les échanges, les préparations aux sacrements, et l’expérience de ce qui constitue la « fraternité sacerdotale », le principal aspect que nous avons pu vivre, tout comme au séminaire, était l’eucharistie quotidienne. La vie d’un prêtre sans la liturgie des heures, la prière personnelle, le temps de lectio divina et l’eucharistie, serait vaine, puisque nous devons de plus en plus nous conformer au Christ, lui qui est le modèle de la vie pastorale, puisqu’il est le Bon Pasteur.

Cette semaine nous a donc permis de voir concrètement ce qui fait la vie d’un prêtre de paroisse et de discerner dans notre propre choix de donner leur vie au Christ pour « la gloire de Dieu et le Salut du monde ».

 Quelques témoignages de séminaristes :
« J’ai eu la chance de suivre un prêtre dans tout ce qui fait la richesse et la pauvreté de son ministère, les joies et les difficultés. »
« L’Eucharistie, la prière, mais aussi de nombreuses réunions, visites, et presque autant de repas, ont rempli les six journées passées dans le petit canton »
« La petite mais précieuse expérience acquise sur le terrain m'a encouragé à œuvrer encore davantage pour le Seigneur »
« J'ai découvert ce qui fait le quotidien du curé : être en contact avec les hommes. »
« Tantôt dispensateur des sacrements, tantôt oreille attentive, tantôt conseiller spirituel, tantôt exemple de patience, le curé est polyvalent et il doit s'adapter à toutes les personnes. »
« Nous savons que la pierre angulaire de l’Église est le Christ, et que nous sommes les pierres vivantes, mais malgré la diversité de ces pierres nous pouvons édifier une construction harmonieuse. C’est une chose très visible dans les paroisses ! »

vendredi 30 janvier 2015

Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

Rencontre avec la communauté arménienne apostolique

De gauche à droite
Père REICHERT - Père VATCHE-
Père MOSTER
Déjà au début de la semaine, nous avions porté la prière pour l’unité des chrétiens au cours de l’eucharistie communautaire. Dans cet élan, notre communauté a eu la joie de vivre une rencontre avec la communauté arménienne apostolique de Strasbourg. Cette communauté orthodoxe orientale est constituée depuis quatre ans dans notre région. Elle est accueillie par la paroisse St Madeleine de la Krutenau où chaque dimanche elle célèbre l’eucharistie dans la chapelle du Sacré Cœur de Jésus tandis que la communauté catholique célèbre dans l’église principale.

Notre rencontre s’est articulée en deux temps. Dans un premier temps nous nous sommes retrouvés avec quelques paroissiens dans la chapelle où, après une longue, mais nécessaire présentation par le Père VATCHE, nous avons été emportés par le chant d’une longue prière en arménien, traduite pour l’occasion en français. Dans un second temps, nous avons partagé le repas au Séminaire avec le P. VATCHE et deux jeunes arméniens qui avaient pu répondre à notre invitation. C’est eux qui nous ont présenté l’histoire tourmentée de leur nation, et tout particulièrement le drame du génocide arménien de 1915-1916. Lorsqu'est arrivé le calme de la nuit, nous les avons invités à entrer avec nous dans la prière catholique des Complies, concluant ainsi ce temps de rencontre sous le regard de Dieu, avec les psaumes que déjà son Fils priait.

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »
(Ps15)

samedi 17 janvier 2015

Les racines spirituelles de la vie chrétienne dans notre diocèse

Session communautaire

Profitant de la dernière semaine de vacances universitaire et dans la suite des festivités du millénaire des fondations de notre cathédrale, la communauté du séminaire s’est plongée dans les racines spirituelles de notre diocèse. « Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés » nous dit l’épitre aux Hébreux (He 13-7). C’est à la suite de cet appel que nous nous sommes lancés dans l’histoire locale. Mr Benoît Jordan, Conservateur aux archives de la ville de Strasbourg, secrétaire de l’association pour la conservation du patrimoine religieux en Alsace et membre de la commission diocésaine d’art sacré nous a fait parcourir les mille ans qui ont construit l’Église en Alsace.

Tout commence bien sûr par le développement de l’empire romain et l’arrivée des premiers chrétiens à Lyon puis, par le biais de l’armée romaine, à Strasbourg qui était un camp romain plus qu’une ville. A cette époque notre région n’était pas encore unie. Deux zones d’influence transfrontalière la constituent : Augst, à côté de Bâle et Strasbourg. Fondés vers 346 par Saint Amand pour Strasbourg et Justinien pour Bâle ces deux diocèses ont été réunis par le concordat de 1802.

L’Église s’articulant autour de l’évêque nous ne pouvions pas ignorer les 103 évêques qui ont guidés notre Eglise locale. C’est avec Père Xibault, chancelier du diocèse, que nous avons parcouru la liste des évêques et les évolutions qui y sont liées. Parmi elles le développement du réseau paroissial.

Nous avons poursuivi notre parcours en nous rendant à Niederhaslach et Altorf afin de lire les traces laissés par le temps dans l’architecture de nos églises mais aussi à la galerie du chevet de la cathédrale réaménagée à l’occasion de ce millénaire des fondations.

Malgré les conflits qui ont ravagé notre région, nombreuses sont les traces de l’histoire que nous avons pu explorer. Le Grand séminaire lui-même abrite une bibliothèque d’une grande ancienneté. Ce fut pour nous l’occasion de faire une nouvelle visite de ce lieu marquant de notre maison et de revoir les ouvrages qui y sont conservés avec un regard nouveau.

Nous nous sommes attardés plus longuement sur les livres liturgiques anciens (manuscrit Dartein, pontifical de 1488, antiphonaire d'Alspach, etc) qui nous racontent la prière des chrétiens de leur temps.

Ce chemin historique a nourri notre vie spirituelle à travers notre pèlerinage auprès des reliques de St Amand en l’église St Pierre le vieux avec les paroissiens du mardi soir. Nous ne l’avons pas fait pour des raisons historiques, pour regarder en arrière, mais pour apprendre à regarder de l’avant. Rien ne remplacera jamais le culte que nous rendons à Dieu et qui culmine dans l’eucharistie. Mais sentant confusément que les saints sont des exemples et des aides pour notre propre chemin de foi vers le Seigneur, nous avons voulu nous approcher du saint évêque qui fut au début de la vie chrétienne dans notre diocèse.


Comme chacune des zones pastorales de notre diocèse, nous avons aussi fait notre pèlerinage du Millénaire à la cathédrale. Le « chemin de foi » proposé à l’occasion de millénaire de ses fondations a favorisé l’intériorisation du message de foi que portent les pierres vivantes. Guidés par le chanoine Eckert depuis le portail central jusqu’au pilier du jugement (ou pilier des anges) en passant par la chaire, les fonts baptismaux, la cathèdre, le vitrail de Notre Dame de Strasbourg et la crypte, nous avons prié pour notre diocèse.

Cette session communautaire ainsi vécue à la fois dans l’ordre de l’intelligence et dans une démarche de pèlerinage a été pour nous l’occasion de renouveler notre foi et notre attachement au peuple de Dieu qui est en Alsace.