vendredi 27 octobre 2017
mardi 6 juin 2017
Retraite de fin d’année : du mardi 8 mai au vendredi 11 mai 2017, à Oberbronn
Le mardi 8 mai 2017, toute la communauté du Séminaire
s’est rendu au Couvent d’Oberbronn, pour notre retraite de fin d’année. Cette année,
nous avons eu la chance d’avoir pour prédicateur le Fr Cyrille Marie, un frère
dominicain, très simple, mais pointu dans ses réflexions. Avec des mots simples
et compréhensibles par tous, il nous a conduits à réfléchir sur la vie éternelle.
Tel était en effet le thème qu’il avait choisi pour notre méditation, nous
invitant à nous appuyer principalement sur l’évangile selon saint Jean et sur
d’autres textes bibliques.
L’expression « vie éternelle » est très johannique,
car les autres évangiles parlent plutôt du Royaume des Cieux ou Royaume de
Dieu. C’est une question qui est au cœur de tout baptisé, de tout chrétien,
aussi est-il nécessaire de se demander : C’est quoi la vie éternelle ?
Pour reprendre les mots du prédicateur « la vie éternelle n’est pas une
vie comme on la conçoit, une vie qui n’aurait pas de fin, ou une vie qui
n’existerait que dans l’eschatologie. La vie éternelle est une vie en Dieu, une
vie avec Dieu, une vie en présence de Dieu. »
Nous emmenant sur ce chemin,
il nous montré que la vie éternelle commence avec le baptême. Car la vie éternelle se trouve en Jésus
Christ, comme Jésus l’a lui-même dit : « Je suis le chemin, la Vérité,
la vie. » Mais il ne faut pas essayer de concevoir la vie éternelle dans
un lieu qu’on pourrait imaginer. La vie éternelle est une réalité qui nous
dépasse. Il y a toutes sortes de figures qui sont liées à la vie
éternelle. Par exemple, lorsque Jésus parle du « Berger, pasteur ». Quand
Jésus faisait des miracles, c’est la libération du péché qu’il annonçait ainsi.
Et quand il ouvrait ainsi le chemin qui permet d’accéder à cette vie libérée de
tout péché, il le faisait même le jour du sabbat. Car Dieu travaille toujours
pour donner la vie, comme il fait lever le soleil et le fait coucher chaque
jour.
Amoce LOUIS, Séminariste
de la société des prêtes de Saint Jacques à Strasbourg.
jeudi 4 mai 2017
Visite des classes de seconde du collège épiscopal de
Zillisheim
au Grand Séminaire
au Grand Séminaire
Ce jeudi 27 avril
2017, notre Séminaire a eu la joie d’accueillir les 190 jeunes de 16 ans qui
sont en classe de seconde au collège épiscopal de Zillisheim. L’idée était de leur
faire découvrir ce qui fait la vie d’un séminariste. Toute la communauté s’est
réjouis de leur présence et nous remercions le Père Jonathan Nock, leur
aumônier, d’avoir pris une telle initiative si belle. Elle nous a permis de
témoigner de notre foi et de montrer aux jeunes combien la formation d’un
séminariste est une formation intégrale. Il n’y a pas à mettre de côté ceci au
profit de cela. Le séminariste reçoit tout à la fois une formation humaine,
intellectuelle, spirituelle, communautaire et pastorale. Les jeunes ont
découvert les lieux qui rythment notre vie quotidienne : la chapelle, le
réfectoire, la bibliothèque, la salle de sport…. Enfin, nous voudrions leur
redire la plus cordiale bienvenue dans notre séminaire.
Nahum Guenaël
POULARD, séminariste de la société des prêtres de Saint-Jacques à Strasbourg.
Vue du quartier Drouot de Mulhouse du haut du clocher de l'église Saint-Jean-Bosco
Étant
âgé de 22 ans, après trois ans passés au séminaire, il me fallait vivre une
année de césure. Grâce aux rencontres que j'ai pu faire durant mes trois années
de séminaire, j'ai souhaité très vite passer une année au service de ceux qui
sont dans le besoin et qui cherchent avant tout à rencontrer des personnes qui
les écoutent. Les personnes de toutes pauvretés m'ont beaucoup impressionné par
leurs expériences de vies marquées de nombreuses souffrances, mais j'ai souvent
constaté chez eux une très grande foi en Dieu et une très grande espérance.
Ainsi je souhaitais ardemment vivre cette année de césure sous le signe de la
charité et du don aux autres. C'est également le fruit de ma méditation :
si je veux me donner totalement à Dieu, cela veut également dire se donner aux
autres, à l'image du Christ, qui comme nous le méditons lors de la Semaine
Sainte, « n'est pas venu pour être servi, mais pour
servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Marc 10, 45).
servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Marc 10, 45).
Espace Caritas Drouot
Parfois,
la Providence souhaite que nous soyons dans un lieu que l'on n'aurait pas pensé
choisir, ce qui est le cas pour moi. Cette année, je suis donc à Mulhouse. Du
lundi au vendredi, je vis un service civique à l'espace Caritas Drouot situé au
1 rue de Bretagne à Mulhouse, sous la responsabilité de Claude Gensbeitel, le
responsable de la permanence et de mon service à Caritas. Le week-end se passe
dans la communauté de paroisses Rives du Nouveau Bassin où se trouve le curé Claude
Muslin. De plus, je loge dans une colocation de 7 chambres appartenant à la
paroisse Sainte Jeanne-d'Arc. Comme la colocation se trouve à proximité de
l'église, j'aime beaucoup prier la liturgie des Heures dans cette belle église
construite entre 1933 et 1935.
Maître-autel de l'église Sainte Jeanne-d'Arc
Je
suis présent à Caritas 35 heures dans la semaine. Mes activités consistent
principalement à aider les bénévoles lorsqu'il y a besoin d'une personne :
pour la réception, l'accueil-écoute (où nous écoutons le demandeur pour au
mieux l'orienter pour, comme le dit la devise de Caritas, « remettre
l'homme debout »), l'accompagnement des achats avec les bénéficiaires, le
tri des denrées livrées par la Banque Alimentaire, la préparation du café pour
la salle d'attente, etc... Dernièrement, suite au départ d'un salarié, j'ai
reçu la responsabilité de la gestion du planning épicerie et de la préparation
des dossiers pour le jour de l'épicerie. Cela nécessite une attention
particulière, puisque environ 75 personnes bénéficient de l'épicerie sociale.
Ce
qui me marque beaucoup à Caritas est le dévouement des 156 bénévoles. Étant
présent toute la semaine, cela me permet de discuter avec la plupart d’entre
eux. Des liens se sont formés très rapidement. Chaque bénévole vient avec ce
qu'il est, et agit avec une grande vérité, ainsi il n'y a pas de superficialité
et d'hypocrisie dans nos échanges, ce qui m'impressionne beaucoup. Outre la
richesse des personnalités, chaque bénévole a un parcours de foi bien
différent. Il y a des bénévoles qui sont à Caritas pour exercer la vertu
théologale de la Charité. Il y en a également qui ont été déçus par l’Église,
car ils ont eu de mauvaises expériences avec des chrétiens. Cependant, il est
clair que chaque bénévole, consciemment ou non, est guidé par l'Esprit, car
Caritas est un lieu où on se laisse façonner par le Christ et son Esprit. Les
discussions avec les bénévoles et les accueillis me permettent surtout de me
laisser enseigner par eux et découvrir l'autre, qui est à l'image de Dieu et
donc me laisser enseigner par Lui.
L'accompagnement des achats à l'épicerie sociale
Enfin,
la vie à Caritas, la vie dans la colocation et la vie paroissiale ne serait que
du pur activisme si tout ce que je faisais n’était pas centré sur le Seigneur,
mon rocher. Ainsi j'essaye au mieux de prier les différents offices de la
journée et de vivre l'eucharistie quotidienne qui est l'achèvement de ma
journée de travail. « Le moment est venu de réaffirmer l’importance de
la prière face à l’activisme et au sécularisme dominant de nombreux chrétiens
engagés dans le travail caritatif. Bien sûr, le chrétien qui prie ne prétend
pas changer les plans de Dieu ni corriger ce que Dieu a prévu. Il cherche
plutôt à rencontrer le Père de Jésus Christ, lui demandant d’être présent en lui
et dans son action par le secours de son Esprit. La familiarité avec le Dieu
personnel et l’abandon à sa volonté empêchent la dégradation de l’homme,
l’empêchent d’être prisonnier de doctrines fanatiques et terroristes. Une
attitude authentiquement religieuse évite que l’homme s’érige en juge de Dieu,
l’accusant de permettre la misère sans éprouver de la compassion pour ses
créatures. Mais celui qui prétend lutter contre Dieu en s’appuyant sur
l’intérêt de l’homme, sur qui pourra-t-il compter quand l’action humaine se
montrera impuissante ? » (Benoît XVI, encyclique Deus caritas est n°37)
Adrien Schneider,
séminariste
Vidéo
sur l'Espace Caritas Drouot : https://www.youtube.com/watch?v=Bu4neiqUOxs
.
samedi 1 avril 2017
WEEK
END D’ANNEES 1A ET 2A DU 24 AU 26 MARS 2017
Du
samedi 25 au dimanche 26 mars 2017, nous avons vécu un temps de récollection
que nous nommons traditionnellement « Week End d’année ». Elle a eu lieu à l’Abbaye Notre Dame de
Baumgarten sous la direction de notre responsable d’année le Père Didier Dehan.
Nous bénissons le Seigneur de nous avoir permis de vivre ce temps de
ressourcement spirituel et fraternel. Ce n’est qu’avec ce chant de joie et
cette mélodie de fierté que nous allons vous exprimer, chers lecteurs, tout ce
que nous avons pu vivre durant ces deux jours dans la demeure silencieuse des
sœurs Cisterciennes d’Ergersheim.
L’homme
a besoin autant de pain que de beauté où
la nature affermit et guérit le corps et l’âme. Nous avons tous été
frappé par la couleur de la région, magnifique ! L’hospitalité des Sœurs
cisterciennes et l’endroit nous ont convenu pour bien vivre ce temps autour du
thème « vocation sacerdotale ». Nous avons eu
la chance d’entendre le témoignage de deux prêtres diocésains
alsaciens : le Père Charles Hochnedel et le Père Jauffrey Walter,
respectivement prêtre en retraite avec soixante-quatre ans de sacerdoce et curé
de Molseim avec neuf ans de sacerdoce. Notre directeur d’année nous a parlé du
prêtre « disciple-missionnaire » dans la perspective de la nouvelle Ratio Fundamentalis promulguée le 8
décembre 2016. Comme il est beau de voir défiler sous nos yeux toutes ces
générations de prêtres qui ne cessent d’œuvrer dans la vigne du Seigneur !
Nous sommes joyeux et fiers !
Le
Pape Paul VI souligne : « Une Eglise qui n’évangélise pas n’a
pas sa raison d’être ». La ligne de l’Eglise c’est de proposer la personne
de Jésus-Christ. L’évangélisation doit être une priorité. La mission ne fait
que commencer. Les PP. Hochnedel et Jauffrey nous ont apporté beaucoup de
lumière à propos du sens concret que prend le message évangélique par le témoignage
de ce qu’ils vivent en paroisse. Pour eux, la mission en Alsace demande
beaucoup de foi, d’accueil des autres, elle demande aussi d’être capable de
prendre des initiatives. Car le prêtre est là pour nourrir la foi des autres et
le sens de la vie des autres. Les deux
prêtres que nous avons rencontrés nous ont invités à donner une grande place à
la prière, et à nous laisser former avec le Christ.
Il
en va ainsi du « disciple-missionnaire ». Le disciple est celui qui
est appelé par le Seigneur à être avec lui, à le suivre et à devenir
missionnaire de l’Évangile. Donc, devenir un disciple-missionnaire du Christ,
c’est être à l’écoute de sa parole pour la mettre en pratique, en le suivant dans
son Eglise, en demeurant longuement avec lui dans l’oraison silencieuse, la lectio divina, en
partant à la découverte de l’Eglise locale, en choisissant une forte
implication dans la vie communautaire, et par la fréquentation assidue de
l’Eucharistie.
Nahum
Guenael POULARD
Séminariste
de la société des prêtres de Saint-Jacques à Strasbourg
De nouveaux lecteurs institués au
Grand séminaire
Le lundi 20 mars 2017, en la fête de saint Joseph, quatre de
nos confrères ont été institués lecteurs au cours de l’eucharistie présidée par
le chanoine Jean-Luc LIÉNARD, vicaire général de notre diocèse. Nahum, Amoce,
Godefroid, Maxime ont accepté de témoigner individuellement de la grâce de
pouvoir vivre ce ministère.
Nahum : « C’est
avec une grande joie que j’ai accueilli ce ministère de lecteur que l’Eglise me
confie. J’ai été frappé par la solennité du rituel de l’institution et par le
fait que je m’engageais pleinement au service du peuple de Dieu à travers ce
ministère. Toute cette liturgie m’a permis de prendre conscience que je franchissais
une étape de maturation vers le sacerdoce ».
Amoce : « Je
suis très heureux d’être devenu lecteur. A travers ce ministère, j’approfondis
ma relation à la Parole de Dieu. C’était d’ailleurs, pour la première fois que je participais à une institution à un ministère, et c’était
la mienne. Cette institution m’a fait
prendre conscience davantage de la joie qu’il y a à transmettre
fidèlement la Parole de Dieu à mes frères et sœurs ».
Godefroid : « Le
rituel de l’institution au lectorat m’a ému. J’ai conscience que c’est un
premier pas pour moi vers le sacerdoce. Après deux années au séminaire,
j’aperçois mieux l’importance de la Parole de Dieu dans ma vie. Et maintenant
que je suis institué lecteur, je désire annoncer la Parole de Dieu,
particulièrement dans mon milieu d’insertion à la pastorale des sourds et
malentendants.
Maxime :
« Le moment de mon institution comme lecteur a été marquant pour moi et
mes proches qui étaient venus s’y associer. J’ai ainsi vécu une première étape
dans ma marche vers le sacerdoce. J’ai été saisi par le moment où le célébrant
m’a remis le lectionnaire. J’ai senti la confiance que l’Eglise m’accordait
pour annoncer cette Parole. L’institution à ce ministère
m’a confirmé dans le chemin déjà commencé à la suite du Christ !
Propos
recueillis par Jean Paul AKA-BROU (5ème année)
mercredi 1 mars 2017
Sœur
Raphaëlla, 11 ans au service de notre séminaire
Dans
l’existence, il nous arrive souvent de découvrir que la vie n’est pas
uniquement les soucis quotidiens, les empressements de chaque jour, les
vicissitudes du temps, et les bouleversements de tout genre. Nous percevons son
origine en Dieu lui-même, source de toute vie. Cela fait s’étant ses créatures,
nous ne cesserons jamais de célébrer la vie. Elle est un cadeau, un don gratuit
que nous devrions accueillir et vivre avec tant de joie et de reconnaissance.
L’évocation de ces deux termes, « joie » et
reconnaissance », vient-elle chez nous d’un constat en ce sens ?
![]() |
Sœur Raphaëlla (à gauche ) |
Joie
et reconnaissance, c’est ce que nous avons vécu en marquant les 11 années de
présence, de disponibilité et de
bénévolat de Sœur Raphaëlla à l’accueil du Grand Séminaire Sainte Marie Majeure
de Strasbourg. Un dîner de fête chaleureux et convivial a été préparé en son
honneur, en présence de notre supérieur le Révérend Père Jean-Claude Reichert
et de nos principaux directeurs d’année. Nous
voulions exprimer à sœur Raphaëlla notre profonde gratitude. Merci et Bravo. Merci et Bravo. Nous avons
aussi été heureux de recueillir son témoignage. « Je prie toujours pour l’Eglise du Christ ainsi que ses prêtres et les
séminaristes en formation », nous a-t-elle dit. Sa dévotion, son sourire, sa disponibilité,
son cœur de mère, voilà ce qu’elle a pu semer durant son passage au séminaire.
« Un
grand champ à moissonner, une vigne à vendanger, Dieu appelle maintenant pour
sa récolte. » Sœur Raphaëlla part pour une autre mission. Elle va
vendanger dans les vignes du Seigneur à Lourdes. Elle accueille son nouveau
champ d’apostolat avec joie et puisque la reconnaissance est la mémoire du
cœur, nous lui exprimons encore notre profonde gratitude. « Va plus loin,
car la route est à peine commencée ».
Nahum Guenaël POULARD, séminariste de la Société des
prêtres de Saint-Jacques à Strasbourg.
Le Seigneur appelle...
Le Seigneur appelle...
« Le Seigneur appelle. Il appelle chacun de ceux qu’Il veut voir devenir prêtres. Peut-être y a-t-il ici plusieurs jeunes qui ont entendu cet appel dans leur cœur, l’envie de devenir prêtres, l’envie de servir les autres dans les choses qui viennent de Dieu, l’envie d’être toute leur vie au service pour catéchiser, baptiser, pardonner, célébrer l’Eucharistie, soigner les malades... et toute leur vie ainsi. Si certains de vous ont senti cette chose dans leur cœur, c’est Jésus qui l’a placée là. Prenez soin de cette invitation et priez afin qu’elle grandisse et porte du fruit dans toute l’Église. » Pape François (catéchèse du 26 mars 2014)Pour aller plus loin, prendre contact avec un prêtre qui pourra vous aider à voir clair, à discerner ce à quoi le Seigneur vous appelle: vocations@diocese-alsace.fr
mardi 14 février 2017
Insertion apostolique à l’aumônerie catholique
des sourds-muets
Godefroid Ngoma est séminariste en deuxième année. Dans le
cadre de sa formation il a une insertion
apostolique les week-ends à l’aumônerie diocésaine des sourds-muets à
Strasbourg. Il a accepté de témoigner de cette expérience.
Ma présence à l’aumônerie des sourds-muets consiste à aider
l’aumônier dans sa pastorale. Concrètement nos activités tournent autour de la
catéchèse, la liturgie, la visite des malades, les rencontres et récollections
entre les différentes paroisses du diocèse où se trouvent des sourds. Notre activité comporte aussi des rencontres
œcuméniques des sourds-chrétiens de Strasbourg.
Quels bénéfices vous
apporte cet apostolat dans votre vie de séminariste ?
Je dois avouer que je vis actuellement une bonne expérience
pour ma vie de futur prêtre. Avant même que je ne décide de rentrer au Grand
séminaire de Strasbourg, j’étais habité par le désir de participer à
l’apostolat des sourds-muets. C’est l’année dernière, lors du bilan annuel,
j’ai demandé au Supérieur et à mon directeur d’année, si je pouvais être
affecté à l’aumônerie des sourds-muets pour mon insertion apostolique.
Humainement j’apprends beaucoup de mes frères sourds-muets dans la prière et
les activités qui sont organisées. C’est pour moi une manière de témoigner de
la présence du Christ au milieu de personnes vivants avec un handicap. Au
final, on découvre la joie de marcher ensemble en enfants de Dieu.
Est-ce que le fait
que vous soyez séminariste influe sur votre insertion apostolique ?
Non, je ne dirai pas
qu’être séminariste influe sur ma manière d’être présent auprès des
sourds-muets. Je suis au milieu d’eux comme un frère d’abord. Je viens tout simplement en baptisé parler de
l’évangile. Cependant, il est vrai que le fait d’être séminariste me pousse à
imiter le Christ serviteur, venu pour servir ses frères et non pour se servir.
Ma présence est d’abord celle d’un chrétien auprès d’autres chrétiens. Avec
eux, j’ai la joie de me mettre à l’écoute du Seigneur. Avec
eux nous cheminons tous en disciples du Christ !
Propos recueillis par Jean Paul AKA-BROU (5ème année)
vendredi 10 février 2017
Les
religieuses du séminaire
Sœur Josette Ensch et sœur Marie-Céline Fuchs, religieuses
de la Charité, font partie de la communauté du Séminaire depuis maintenant 15
ans. Mais au sein de notre Séminaire diocésain, la présence de la vie
religieuse à l’école de saint Vincent de Paul remonte à plus de 150 ans. Il y a
40 ans il y avait encore cinq religieuses
au Séminaire qui s’occupaient d'une très grande communauté de séminaristes.
Mais aujourd'hui les sœurs ne sont pas moins indispensables, malgré une
communauté plus petite. Durant une petite discussion, un mercredi soir, j'ai pu
en savoir plus sur ce que vivaient les sœurs de la Charité dans notre maison.
![]() |
Sœur Marie-Céline Fuchs (à gauche) et Sœur Josette Ensch (à droite) |
Nos deux religieuses sont d'abord une présence priante, car
la croissance d'un séminariste tient pour beaucoup de sa croissance spirituelle
grâce à une bonne disposition du cœur et une prière constante. Les sœurs sont aussi
au Séminaire un témoignage vivant de vie consacrée, par leur vie donnée à Dieu
et aux autres. Leur présence féminine est encore une richesse qui contribue à
l'unité de la communauté : sœurs, séminaristes, Pères directeurs. Les sœurs
échangent aussi avec les prêtres formateurs pour le discernement des vocations,
car le regard féminin complète celui des Pères. Elles sont présentes avec nous
aux offices, aux repas, aux conférences et aux fêtes. Plus concrètement, les
sœurs participent aux tâches de la vie courante, comme le fleurissement de la
maison, le rangement en cuisine, la préparation des fêtes, ou encore des tâches
de coutures particulièrement appréciées dans une maison d’hommes.
Après ce regard formel, il faut ajouter que les sœurs gardent
des contacts avec des prêtres qu’elles ont connus durant leurs années de
formation au Séminaire. De temps en temps, m'a-t-on confié, quelques jeunes
prêtres viennent déjeuner chez les sœurs afin de discuter de leur intégration
dans la vie en paroisse. Cela donne beaucoup de joie aux sœurs, de voir de
jeunes séminaristes devenus prêtres, eux pour qui les sœurs ont tant priés. Il
y a là une certaine forme de maternité spirituelle que les sœurs exercent au
milieu de nous.
Les sœurs de la Charité sont au Séminaire une présence
féminine précieuse, qui apportent une approche différente et complémentaire sur
le parcours des séminaristes, qui nous aident à devenir des prêtres biens
formés, aussi bien humainement que spirituellement.
Que dans cet article, elles soient vivement remerciées pour leur présence, leur prière, leur patience et leur
service constant.
Anthony RIEN (5ème année)
Prier pour l’unité des chrétiens !
Dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des
chrétiens, notre communauté du séminaire a eu la chance d’aller prier avec nos
frères chrétiens grecs-orthodoxes dans leur église à la Krutenau. Nous y avons
retrouvé Georgios qui loge chez nous au Séminaire le temps de ses études. Après
la prière, nous avons pu échanger avec le Père Christos Filiotis, prêtre en
charge de la paroisse grecque orthodoxe. Sébastien Higelin, séminariste en 5ème
année a accepté de revenir sur cette rencontre.
![]() |
Père Jean-Claude Reichert, supérieur du Grand séminaire de Strasbourg (à gauche) et Père Christos Filiotis, prêtre en charge de la paroisse grecque orthodoxe à Strasbourg (à droite) |
Comment avez-vous
vécu ce temps de prière avec les orthodoxes ?
Les responsables de la communauté grecque orthodoxe nous ont
fait participer à leur prière de Vêpres de manière active. Ils nous ont demandé
de lire un psaume. Ils nous ont aussi chargés d’une lecture. Nous y étions
pleinement actifs. Nous avons prié ensemble notre unique Dieu et Seigneur. Leur
office me semble plus étoffé que le nôtre. Il est de ce fait beaucoup plus
long. J’ai d’ailleurs constaté qu’ils chantaient en monodie, c'est-à-dire à une
seule voix, alors que les orthodoxes russes chantent en polyphonie, à plusieurs
voix.
Qu’est-ce que vous
avez retenu du temps d’échange avec le Père Filiotis ?
J’ai découvert que l’unité des églises orthodoxes est plus
précaire que ce que je pensais. J’ai observé qu’il y a certaines tensions vives
entre le patriarcat de Constantinople et celui de Moscou. Nous avons appris le demi-échec du grand synode orthodoxe qui a
vu la non-participation de certains responsables orthodoxes. J’ai été surpris
par ces problèmes d’unité qui minent nos frères orthodoxes.
![]() |
Chapelle des grecs-orthodoxes à Strasbourg |
Que vous pouvez-vous
dire du temps convivial qui a suivi le temps d’échange ?
La communauté orthodoxe nous a accueillis très
chaleureusement. Ils ont tout fait pour que nous soyons à l’aise. Ils nous ont
offert une collation qui a permis de vivre des échanges plus informels. Après
la prière nous avons donc pu toucher quelque chose de ce qu’ils vivent au
quotidien.
Qu’est-ce qu’une
pareille rencontre vous apporte dans votre vie de séminariste ?
Je crois qu’il est important que nous ayons une vision du
christianisme plus large que celle de notre seule Eglise catholique. Il est important
d’avoir le souci de prier et d’œuvrer pour l’unité des chrétiens. Comme le
Christ l’a dit lui-même « que votre
unité soit parfaite afin que le monde croit que le Père m’a envoyé » (Jn17,
21). Ce temps de rencontre a marqué positivement notre
communauté de séminaristes.
mercredi 11 janvier 2017
La joie de fêter en communauté !
Le jeudi 15 décembre, la communauté du
Grand-Séminaire de Strasbourg s’est retrouvée pour anticiper la fête de Noël au
cours d’une soirée de fin du semestre.
Tout a commencé par les préparatifs de cette
soirée, quand le Supérieur, le Père Reichert, a émis le souhait qu’un
séminariste se porte volontaire pour en être le président. L’un des
séminaristes s’est donc proposé pour la conduite de cet événement, si capital
dans la vie de notre communauté.
Le jeudi 15 décembre au matin, l’emplacement
de l’arbre de Noël a été choisi. Les séminaristes présents dans la maison ont
mis en place cet arbre manifestant la joie de la naissance de Jésus. Après le
repas de midi, un appel a été lancé à ceux qui n’avaient pas d’examens à présenter
à l’université de Strasbourg, afin qu’ils prêtent main forte pour la décoration
de l’arbre et à la mise en place la
crèche, signe de la naissance de l’Emmanuel, Dieu parmi nous. Les deux religieuses
de la communauté, sœur Josette et sœur Marie Céline, se sont montrées
dynamiques pour préparer cette soirée : en plus de leurs autres activités,
elles ont participé à la décoration de l’arbre de la nativité.
C’était une joie de voir les séminaristes
préparer cet évènement. Chacun a donné du sien pour la réussite de la soirée.
Après la décoration, les jeux de lumières brillaient dans l’arbre de Noël, nous
rappelant l’étoile suivie par les trois rois mages pour se diriger vers
l’étable où était né le Sauveur. Près de l’arbre se trouvait la crèche,
invitant les uns et les autres à une attitude d’adoration et de contemplation
des réalités divines. A côté, étaient placés deux paniers où chacun de nous
était invité à déposer son cadeau destiné à l’un des membres de la communauté,
tiré au sort les jours précédents. Soulignons que quelques membres du personnel
du Grand-Séminaire étaient invités à prendre part à cet évènement semestriel,
en témoignage de reconnaissance et de remerciement pour leur service. Le soir,
pour bien marquer cette fin de semestre, la communauté a commencé par la prière
des vêpres. Faisant mémoire de sainte Lucie, la communauté du Grand-Séminaire a
remercié le Seigneur pour sa protection tout au long de ce premier semestre
arrivé à son terme. Après la prière, toute la communauté s’est retrouvée autour
du Supérieur du Grand-Séminaire qui a fait le bilan semestriel. On retient de
ce bilan que le semestre s’est passé de façon sereine, sous le signe d’une
réelle paix entre les membres, ce qui nous plonge dans une attitude d’action de
grâce pour la présence du Seigneur au sein de notre communauté. Chaque membre a
été remercié par le Père Supérieur pour sa participation dans la vie concrète
du séminaire, surtout dans les tâches qui incombent à chacun. Ceci l’a conduit
à rappeler des éléments de la nouvelle « ratio » que la Congrégation
romaine pour la Clergé venait de faire paraître en la fête de l’Immaculée
Conception, en particulier le portrait-robot des prêtres de demain.
Après cette belle rencontre, la communauté
s’est dirigée vers la salle à manger pour partager le pain du soir, et aussi
passer un temps de détente avec les activités préparées pour assurer la
convivialité entre nous. Là se trouvait déjà le personnel du Grand-Séminaire,
invité à cette soirée.
Les séminaristes ont agrémenté la soirée par
des saynètes, des histoires drôles, des chants et de la musique. Les deux
séminaristes haïtiens présents à la communauté nous ont proposé deux chants en
créole. Deux prêtres et un séminariste vietnamiens nous ont aussi permis de
chanter Noël en vietnamien. D’autres séminaristes sont intervenus, çà et là,
pour marquer la soirée.
Le moment fort de la soirée fut celui dédié à
monsieur Antoine Bossard, intendant au Grand-Séminaire depuis 1989, après une
carrière au sein de l’armée. Il a eu à rendre de grands services au sein du
séminaire dans la maintenance et le suivi e nombreux chantiers. Après 27 ans de
service, il a jugé bon de prendre sa retraite pour une autre expérience de vie.
Pour le remercier, un des séminaristes lui a rendu hommage en retraçant l’essentiel
de son parcours de vie. Nous avons découvert qu’au cours des 27 années passées
au séminaire en tant qu’intendant, monsieur Bossard a vu passer plus de 236
séminaristes dont certains sont devenus prêtres et même évêques.
Dans son allocution, le Père Supérieur n’a
pas hésité à saluer le courage et le sens du travail de Monsieur Bossard. Il
lui a fait cadeau d’un tableau représentant un arbre, signe du premier geste
qu’ils ont réalisé ensemble au moment de la prise de fonction du
Supérieur : celui de planter un arbre dans la cour du séminaire. Les
séminaristes ont également offert à
monsieur Bossard des cadeaux qu’il a reçu avec émerveillement. De son
côté, notre héros du soir a salué tout le monde par des remerciements,
expressions de son cœur.
Pour marquer la fin de la soirée, tout le
monde s’est dirigé vers l’arbre de Noël pour chanter « Il est né le divin enfant… »,
saluant ainsi la naissance du Seigneur dans notre monde, et surtout dans nos
cœurs. Il y eut ensuite le partage des cadeaux et l’on pouvait entendre çà
et là, les gens s’échanger les vœux les meilleurs pour les fêtes qui se
pointent à l’horizon. Avec le chant « Les
anges dans nos campagnes… » toute la communauté du Grand-Séminaire a
montré sa joie de Noël dans un beau climat de communion ecclésiale. La
bénédiction donnée par le Père Supérieur a clôturé la soirée.
Ce moment fut un moment de vraie joie. A vous
tous qui fréquentez notre Blog, nous souhaitons que l’Emmanuel, Dieu, vous
apporte la paix et la joie, ainsi qu’à vos familles, et que l’année nouvelle
2017 soit une année d’accomplissement pour vous.
Inscription à :
Articles (Atom)