mercredi 1 mars 2017


Sœur Raphaëlla, 11 ans au service de notre séminaire

Dans l’existence, il nous arrive souvent de découvrir que la vie n’est pas uniquement les soucis quotidiens, les empressements de chaque jour, les vicissitudes du temps, et les bouleversements de tout genre. Nous percevons son origine en Dieu lui-même, source de toute vie. Cela fait s’étant ses créatures, nous ne cesserons jamais de célébrer la vie. Elle est un cadeau, un don gratuit que nous devrions accueillir et vivre avec tant de joie et de reconnaissance. L’évocation de ces deux termes, « joie » et reconnaissance », vient-elle chez nous d’un constat en ce sens ?

Sœur Raphaëlla  (à gauche )

Joie et reconnaissance, c’est ce que nous avons vécu en marquant les 11 années de présence, de  disponibilité et de bénévolat de Sœur Raphaëlla à l’accueil du Grand Séminaire Sainte Marie Majeure de Strasbourg. Un dîner de fête chaleureux et convivial a été préparé en son honneur, en présence de notre supérieur le Révérend Père Jean-Claude Reichert et de nos principaux directeurs d’année. Nous voulions exprimer à sœur Raphaëlla notre profonde gratitude.  Merci et Bravo. Merci et Bravo. Nous avons aussi été heureux de recueillir son témoignage. «  Je prie toujours pour l’Eglise du Christ ainsi que ses prêtres et les séminaristes en formation », nous a-t-elle dit.  Sa dévotion, son sourire, sa disponibilité, son cœur de mère, voilà ce qu’elle a pu semer durant son passage au séminaire.

« Un grand champ à moissonner, une vigne à vendanger, Dieu appelle maintenant pour sa récolte. » Sœur Raphaëlla part pour une autre mission. Elle va vendanger dans les vignes du Seigneur à Lourdes. Elle accueille son nouveau champ d’apostolat avec joie et puisque la reconnaissance est la mémoire du cœur, nous lui exprimons encore notre profonde gratitude. « Va plus loin, car la route est à peine commencée ».


Nahum Guenaël POULARD, séminariste de la Société des prêtres de Saint-Jacques à Strasbourg.




mardi 14 février 2017

Insertion apostolique à l’aumônerie catholique
des sourds-muets

Godefroid Ngoma est séminariste en deuxième année. Dans le cadre  de sa formation il a une insertion apostolique les week-ends à l’aumônerie diocésaine des sourds-muets à Strasbourg. Il a accepté de témoigner de cette expérience.

 En quoi consiste votre insertion auprès des sourds-muets ?

Ma présence à l’aumônerie des sourds-muets consiste à aider l’aumônier dans sa pastorale. Concrètement nos activités tournent autour de la catéchèse, la liturgie, la visite des malades, les rencontres et récollections entre les différentes paroisses du diocèse où se trouvent des sourds.  Notre activité comporte aussi des rencontres œcuméniques des sourds-chrétiens de Strasbourg.

Quels bénéfices vous apporte cet apostolat dans votre vie de séminariste ?

Je dois avouer que je vis actuellement une bonne expérience pour ma vie de futur prêtre. Avant même que je ne décide de rentrer au Grand séminaire de Strasbourg, j’étais habité par le désir de participer à l’apostolat des sourds-muets. C’est l’année dernière, lors du bilan annuel, j’ai demandé au Supérieur et à mon directeur d’année, si je pouvais être affecté à l’aumônerie des sourds-muets pour mon insertion apostolique. Humainement j’apprends beaucoup de mes frères sourds-muets dans la prière et les activités qui sont organisées. C’est pour moi une manière de témoigner de la présence du Christ au milieu de personnes vivants avec un handicap. Au final, on découvre la joie de marcher ensemble en enfants de Dieu.

Est-ce que le fait que vous soyez séminariste influe sur votre insertion apostolique ?


Non, je ne dirai pas qu’être séminariste influe sur ma manière d’être présent auprès des sourds-muets. Je suis au milieu d’eux comme un frère d’abord.  Je viens tout simplement en baptisé parler de l’évangile. Cependant, il est vrai que le fait d’être séminariste me pousse à imiter le Christ serviteur, venu pour servir ses frères et non pour se servir. Ma présence est d’abord celle d’un chrétien auprès d’autres chrétiens. Avec eux, j’ai la joie de me mettre à l’écoute du Seigneur. Avec eux nous cheminons tous en disciples du Christ !

                                                                      Propos recueillis par Jean Paul AKA-BROU (5ème année)