vendredi 11 mai 2012

Rassemblement national à Lourdes pour les 50 ans du Concile Vatican II

Thomas Schmitt et Nicolas Tousch, séminaristes de 5ème année  témoignent :

 

Thomas Schmitt, séminariste de 5ème année

Vatican II ? …. Je n’en avais jamais entendu parler avant mon entrée au grand séminaire, voilà dix ans. Ce n’est qu’en étudiant l’histoire de la vie de l’Église et en abordant la théologie contemporaine que j’ai pu comprendre combien le concile Vatican II bouleversa l’Église au XXème siècle. Présents à Lourdes avec près de 2500 catholiques issus de délégations des diocèses de France, nous avons été invités à nous réapproprier les grands axes théologiques des débats conciliaires. Trois interventions, de Mgr Dagens, de Mgr de Moulins-Beaufort et du Cardinal Vingt-Trois, ont ponctué le week-end de réflexion, introduites par des séquences de témoignages et un retour filmographique sur l’événement « Vatican II ».
Le Concile ? Je n’étais même pas né lorsqu’il s’est tenu.
Le Concile ? J’en perçois aujourd’hui l’héritage précieux et les premiers fruits. Évidemment, il faut encore en relire les grands textes, dans une juste interprétation.
Le Concile ? À cinquante de distance, il ne cesse de donner un souffle nouveau et tout empli d’espérance pour l’avenir de l’Église catholique.

 

Nicolas Tousch, séminariste de 5ème année

Samedi 24 mars à huit heures du matin, après avoir passé la journée de la veille dans le bus, me voici dans l’église Sainte-Bernadette à Lourdes avec 2500 autres personnes venues de toute la France et même de Guyane pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’ouverture du second Concile du Vatican. Nous sommes quarante représentants du diocèse de Strasbourg autour de notre Archevêque Mgr Grallet. Outre les moments passés ensemble pendant les repas ou le trajet avec les autres délégués alsaciens, j’ai été très ému par le témoignage du cardinal Roger Etchegaray et la présence de Mgr Jean Vilnet, dernier Père conciliaire français, et très intéressé par les conférences, en particulier celle de Mgr Éric de Moulins-Beaufort. Le message vidéo que nous a adressé notre Pape a également été un grand moment. « Le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps. Si nous savons le lire et le recevoir à l’intérieur de la Tradition de l’Église et sous la direction sûre du Magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l’avenir de l’Église », nous dit-il. Pendant cette fin de semaine, pour moi, un évènement historique, appartenant au passé, est devenu d’une grande actualité et sa réception dans notre temps d’une urgente nécessité. Merci aux évêques de France pour ce beau moment d’action de grâce auprès de Notre Dame de Lourdes.
 

lundi 23 avril 2012

Visite en paroisse à Illfurth


Dimanche 15 avril 2012, jour de la divine Miséricorde, quelques séminaristes du Grand Séminaire de Strasbourg accompagnés des religieuses qui vivent au séminaire se sont rendus à Illfurth. C’est ici, dans la communauté de paroisses « Saint-Martin sur Ill et Largue » que Nicolas, séminariste en cinquième année est en stage. Ce déplacement fut l’occasion de présenter et de rendre visible la communauté du séminaire à travers le diocèse. Cette initiative, née spontanément, est reconduite pour la deuxième fois. Les séminaristes, à leur manière, s’engagent dans la dynamique de la pastorale des vocations dont Mgr Grallet a confié la charge au Séminaire. Ils le font en allant à la rencontre de fidèles du diocèse pour témoigner de leur choix de vie.

C’est dans la paroisse de Heidwiller qu’ils se sont rassemblés pour la célébration eucharistique présidée par le curé Franck Guichard. Ce dimanche-là, Nicolas assurait la prédication. Après la messe, rendez-vous est donné dans l’église d’Illfurth pour prier l’office du milieu du jour avant de partager un repas convivial. Durant l’après-midi, il y eut une présentation de l’église et de la vie paroissiale et la journée s’est clôturée par la prière de l’office des vêpres dans la chapelle fraichement restaurée de l’église.

dimanche 25 mars 2012

Institution à l'Acolytat en la solennité de saint Joseph



Lundi 19 mars, le séminaire de Strasbourg est en fête ! En plein milieu du Carême, la solennité de Saint Joseph nous entraîne dans une célébration eucharistique solennelle durant laquelle Johann et Pierre-Hubert sont institués à l’Acolytat ! Mgr Bogner, vicaire général de notre diocèse, entouré de nombreux prêtres, préside la Grand Messe. L’entrée en procession est accompagnée par le chant « Dieu très-haut qui fait merveille. Béni soit ton nom ! ». Le supérieur du grand séminaire, par quelques mots, présente les deux séminaristes qui ont demandé à être acolytes.


Dans son homélie, Mgr Bogner aborde la figure exemplaire de Saint Joseph et souligne la corrélation entre celle-ci et la mission de celui qui est institué acolyte. Joseph le père de Jésus, par sa discrétion, est celui qui agit dans le silence. Celui qui est institué se rapproche un peu plus de l’autel et du sacerdoce. Il se doit d’agir à l’exemple du père de notre Seigneur Jésus-Christ car Dieu se donne (ou se manifeste) à nous dans le silence.
Le moment attendu propre à l’Acolytat se déploie après l’homélie. C’est le rite de l’institution. Chacun reçoit dans ses mains le calice et la patène pour signifier leur engagement à servir la prière communautaire et l'eucharistie.





 




A l’issue de la messe, un apéritif est proposé à tous, puis le repas de fête vient rassembler l’ensemble de la communauté et les invités des deux institués.





samedi 3 mars 2012

Temps de prière et de découvertes en Suisse...

"Prière & Monastère" à Einsiedeln et à Flüeli… sur les pas de Saint Nicolas de Flue

Abbaye d'Einsiedeln
Durant 3 jours, nous étions, Thomas, Nicolas (5ème année, année préparatoire au diaconat), et Jérémy (1ère année), au Monastère d’Einsiedeln en Suisse pour partager un temps avec les moines bénédictins. Nous y avons été très bien accueillis par le Frère Daniel, dynamique, à l’écoute et chaleureux. Il avait passé un an au sein de notre communauté du Grand séminaire en 2009-2010 pour faire des études de théologie à Strasbourg.



  


Abbatiale d'Einsiedeln
Bibliothèque de l'Abbaye
Ce temps fut l’occasion de prier et aussi de découvrir un beau lieu de vie et de pèlerinage, chargé d’art et d’histoire. Notamment la belle communauté de plus de 50 moines en habits. L’église abbatiale est splendide, immense, et de style baroque que l’on retrouve peu dans notre région. Quelques temps forts : le partage de la vie des frères dans le silence, également au cours des repas, ainsi que la prière liturgique avec eux en allemand, et en latin pour les vêpres. Chaque jour, à vêpres, les moines honorent la Vierge Marie – à laquelle est dédié le pèlerinage –, en se rendant en procession jusqu’à la chapelle de la Vierge Noire où ils chantent ensemble la prière du Salve Régina.

Représentation de St Nicolas de Flüe
réconciliant les Cantons (ci-dessus)
et lieu de vie de St Nicolas (à droite)




L’église paroissiale de Sachseln
abritant le tombeau de frère Nicolas
Thomas, Jérémy et Nicolas
à Flüeli-Ranft
Nous sommes aussi allés à Flüeli-Ranft sur les pas de Nicolas de Flue, patron de la Suisse. Il est né à Flüeli et a vécu de 1417 à 1487. Après une vie intense d’époux, de père de famille et de travailleur, il se retire pour se consacrer à la prière en ermitage à quelques pas de là, à Ranft. Durant sa vie d’ascèse et de conseiller spirituel, il a joué un rôle de réconciliation lors de tensions entre cantons, lorsque s'est jouée l’admission de nouveaux cantons dans la confédération helvétique. Depuis sa canonisation en 1947, il est saint patron mondial de la paix. Il ne fut jamais un intellectuel – il était même illettré –, mais il était un homme travailleur, doté d’une grande sagesse, ainsi qu’un homme de foi d’une grande ferveur.

Notre arrivée à Einsiedeln fut aussi marquée par le décès, la veille, de l’ancien père abbé de l’abbaye. Nous avons ainsi pu partager la prière des moines qui ont veillé durant tous ces jours autour du cercueil de leur frère.



"Prière & Montagne" au col du Grand Saint Bernard… sur les pas de Saint Bernard de Menthon

Vue du col et de l'hospice
dans son cadre
Poursuivant une belle tradition de notre séminaire qui propose de passer quelques jours « Montagne et prière » au cours de la semaine de congé de février, nous nous sommes rendus au magnifique hospice situé au col du Grand-Saint-Bernard à 2473 m d’altitude, entre Martigny (Valais suisse) et Aoste (Italie).
Ici, est établie depuis près de mille ans, une communauté de chanoines réguliers, établie au XIème siècle. Le premier et grand charisme de la communauté fondée par Saint Bernard de Menton est l’Hospitalité, rendant vivante la devise de la Congrégation : « ICI, LE CHRIST EST ADORE ET NOURRI ». Aujourd’hui, les chanoines assurent l’accueil dans 3 hospices et desservent plusieurs paroisses environnantes. Au Grand-Saint-Bernard la communauté est au nombre de 5 membres : trois frères (prêtres et diacre) et deux femmes consacrées (oblates). Ils accueillent tous les ans, avec l’aide de bénévoles et saisonniers, des milliers de pèlerins, marcheurs, skieurs, passants qui viennent ici trouver refuge, pour reprendre des forces pour le corps, mais aussi pour le cœur dans la prière et l’écoute. Bien que nous ayons eu exceptionnellement un temps magnifique, ce sont souvent des conditions climatiques difficiles qui rythment l’hiver à l’hospice (neige, brouillard, tempête, avalanches…). Certains des frères y ont même perdu la vie dans des avalanches en sauvant des passants de leur péril.
Repas à l'hospice
Ce col est chargé d'histoire puisqu'il a été de tout temps un passage privilégié pour traverser le massif des Alpes : depuis les Celtes qui ont habité la région jusqu'à l'occupation par les Romains jusqu'à plus récemment le passage de Napoléon et son armée, ainsi que la visite de plusieurs papes dont Jean-Paul II et Benoît XVI. 
Nous avons été touchés par l’accueil chaleureux de la communauté et des bénévoles, par leur présence et leur disponibilité pour chacun, ainsi que par la vie et l’esprit de prière du lieu, sans parler du cadre magnifique propice à l’émerveillement et à la prière. En découvrant un haut lieu de pèlerinage chrétien en Europe, nous avons beaucoup aimé l’esprit d’accueil au beau milieu des montagnes.

Père Claude Muslin, Charles et Francis,
au sommet du Mont Fourchon (2902m)
Durant nos cinq jours, nous étions un groupe de 13 alsaciens, le P. Muslin du Grand séminaire et 2 séminaristes, Francis et Charles (2ème et 3ème année) ainsi que le Père Jean-Marie Renoux, curé de Cernay accompagné de 9 paroissiens. La météo était exceptionnelle : un grand ciel bleu sans vent ni brouillard, très ensoleillé et chaud, et des temps de randonnée dans la neige en raquettes, nous rendant jour après jour sur les hauteurs des environs, avec de magnifiques points de vue… notamment au Mont Fourchon ou au col de Barasson, avec chaque jour le Mont Blanc à l’horizon.

Nous y avons vécu un temps de retraite avec le groupe, autour des textes « Jade et les sacrés mystères de la vie » de François Garagnon, avec des temps spirituels, d’écoute, de partage, et de prière au rythme de la prière liturgique avec la communauté.

Chapelle baroque intégrée à l'hospice
Eucharistie à la crypte de la chapelle
Durant les cinq jours nous avons été comblés par des paysages merveilleux, avec  les montagnes alpines enneigées à perte de vue… De nombreuses occasions de louer le Seigneur pour la beauté de son œuvre ! Les images du Roc et du Refuge attribuées au Seigneur dans les psaumes y ont pris tout leur sens. Des ascensions de sommet, qui donnent le goût de l’ascension vers le vrai sommet qu’est le Christ !

Au col du Barasson
avec vue sur le Mont Blanc

vendredi 2 mars 2012

Pâques : "3 jours pour suivre Jésus"... du 5 au 8 avril 2012 au Grd Séminaire

Tous les ans, le Grand Séminaire de Strasbourg ouvre ses portes lors de la Semaine Sainte pour permettre à des jeunes gens à partir de 17 ans de partager un temps fort de la vie des séminaristes : temps de récollection et de prière, participation aux offices à la Cathédrale autour de Mgr l’Archevêque, moments de rencontre, et partage des repas avec la communauté des séminaristes.

Il se déroulera du jeudi saint 5 avril à 18h au dimanche de Pâques 8 avril après le repas.

Certains, pris par leur travail ou leurs études, peuvent se joindre à un moment ou à un autre de ces trois jours s’ils en font la demande. Des chambres sont disponibles pour loger sur place (libre participation aux frais).
 
Père Claude Muslin
Responsable de la Pastorale des Vocations


Cliquez sur les images ci-dessous pour les agrandir :

 
 

vendredi 24 février 2012

Carême 2012 : Invitation à prier le Chemin de Croix


Durant la période du Carème, la communauté du Grand Séminaire invite toutes les personnes le désirant, à prendre le temps de méditer les 14 stations du Chemin de Croix. 

La prière a lieu à la chapelle du Grand Séminaire
(porte d'entrée au 2 rue des frères à Strasbourg)

Les Mardis 6, 20 et 27 mars 2012 à 20h30




jeudi 26 janvier 2012

Rencontres oecuméniques de Taizé à Berlin & Semaine de prière pour l'unité à Strasbourg

Une centaine de jeunes d’Alsace dont 5 séminaristes – Jérémy, Vincent, Francis, Philippe et Charles, de 1ère, 2ème et 3ème année – ont rejoint les 30000 jeunes rassemblés à Berlin du 28 décembre 2011 au 1er janvier 2012 pour la 34ème étape du « pèlerinage de confiance » animé par la communauté de Taizé. Accueillis par les églises et les habitants de Berlin, ce temps de rencontre et de prière était tourné vers la recherche d’une nouvelle solidarité pour aujourd’hui.

Frère Roger, fondateur de la communauté de Taizé, a lancé voici une trentaine d’années le « pèlerinage de confiance sur la terre » pour stimuler des jeunes à être porteurs de paix, de confiance, de réconciliation là où ils vivent. Une rencontre avait déjà eu lieu à Berlin-Est en 1986, trois ans avant la chute du mur. Elle avait alors réuni 6000 jeunes d’Allemagne de l’Est. Il avait fallu demander aux autorités communistes de l’Allemagne de l’Est la permission de célébrer une prière simultanément dans la cathédrale catholique et une grande église protestante de la ville. Cette permission avait été accordée à condition qu’il n’y ait pas de participants de l’Ouest. Cette époque est maintenant révolue et Berlin est aujourd’hui le symbole du processus d’unification allemande et européenne.

Les prières communes, les réflexions et échanges sur divers thèmes ont marqué la rencontre qui s’est déroulée dans la capitale allemande, aujourd'hui symbole d’une Europe unie depuis la chute du mur. De plus, la rencontre s’est déroulée au moment où l’Europe ressent le besoin d’un nouveau souffle et où beaucoup se posent la question des fondements et des limites de la solidarité européenne.

Dans sa lettre « Vers une nouvelle solidarité », traduite en plus de 50 langues, adressée aux jeunes, frère Alois, le prieur de la communauté de Taizé, écrit : « Si la solidarité humaine a toujours été nécessaire, elle a besoin d’être constamment renouvelée, rajeunie à travers de nouvelles expressions ». Il y a invité la nouvelle génération à s’interroger face aux ébranlements de l’économie mondiale, aux changements des équilibres géopolitiques, à l’accroissement des inégalités, posant la question : « Serait-ce une raison de nous interroger davantage sur les options à prendre pour notre vie ? » Chaque matin, après la prière, nous nous sommes réunis, répartis dans les 160 paroisses d’accueil, et avons partagé avec les Berlinois qui nous ont accueillis sur les différents thèmes de cette lettre de Taizé pour 2012 : confiance entre les humains, confiance en Dieu, le Christ de communion, chercher à être « sel de la terre ».

Parmi les nombreux carrefours proposés, voici plusieurs rencontres que nous avons pu vivre durant ces jours : rencontre avec des témoins de l’époque du mur de Berlin et visite des lieux ; rencontre avec des membres du parlement fédéral allemand (Bundestag) autour du thème « Pour un monde plus juste : politique et responsabilité citoyenne » ; rencontre autour de la phrase de Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) « Devant Dieu et avec Dieu nous vivons sans Dieu » sur la foi dans un monde où Dieu n’a apparemment plus de rôle à jouer (rencontre vécue dans l’église où il fut pasteur durant 2 ans à Berlin) ; visite et rencontre à la grande mosquée avec la communauté musulmane berlinoise, etc.

Toutes les journées étaient rythmées par les 3 temps de prière, matin, midi et soir, et avec les rencontres en paroisses le matin, les carrefour avec thèmes l’après-midi, et l’accueil dans les famille.

« La rencontre simultanée d’Ukrainiens grecs catholiques et grecs orthodoxes, de Polonais catholiques, de Hollandais protestants, avec six français catholiques... de belles opportunités pour rencontrer des personnes de tous horizons. Par ailleurs, on sent que le thème du mur, c’est du vécu pour les Berlinois. Il est aussi admirable de voir qu’aujourd’hui on parle de la foi ici, ce qui était impensable à Berlin Est des années auparavant. » (Vincent)

« Une première rencontre de Taizé, avec la découverte aussi de la ville de Berlin. Avec Philippe, nous avons été bien accueillis chez un pasteur et sa femme, heureuse providence pour des séminaristes se préparant à devenir prêtre ! J’ai beaucoup aimé les rencontres. Étant anglophone, j’ai pu faire beaucoup de traductions aussi. On découvre des aspects culturels nouveaux, par exemple les divisions entre Ukrainiens catholiques et orthodoxes. Le carrefour au musée juif de Berlin a été exceptionnel aussi, ainsi que la rencontre au parlement allemand au Bundestag avec des parlementaires. J’ai beaucoup aimé la Liturgie avec les chants de Taizé qui aident à prier. » (Francis)

« Ce fut ma première rencontre de Taizé. Beaucoup de rencontres, avec des jeunes de tous pays : Pologne, Allemagne, etc. J’ai été marqué par la thématiques du mur qui a divisé la ville et l’Europe dans le passé. Nous étions 5 jeunes accueillis dans une famille pratiquante. De beaux moments de visite aussi » (Jérémy)

« Cette première rencontre internationale à laquelle j’ai participé m’a montré le côté important que Berlin dégage. Un sacré mélange ! Il nous faut être ouvert et se respecter, dans toute cette diversité de chrétiens. J’ai pu rencontrer un prêtre orthodoxe, et aussi découvrir la vie d’un pasteur. J’ai été très touché par le moment où, chaque soir, à la fin de la prière, les jeunes s’avancent pour vénérer la croix en posant leur front dessus. Beaucoup de moments très forts. » (Philippe)

« Nous étions 100 jeunes de tous pays accueillis dans une paroisse de la banlieue Sud de Berlin. Les jeunes allemands qui nous ont accueillis dans la paroisse étaient très engagés et actifs. Cette rencontre facilite beaucoup le contact entre jeunes. On s’aborde comme si on se connaissait déjà, car nous savons tous que l’autre est aussi venu pour prier et rencontrer… et les discussions autour de la foi viennent facilement. C’est un moment privilégié pour prendre le temps de se décentrer de chez soi, et expérimenter un temps avec d’autres, sentir de l’intérieur la douleur de la division entre chrétiens aussi, se réjouir de la beauté de l’Eglise, connaître la diversité, avancer dans le chemin de la réconciliation. Cette rencontre est un beau témoignage donné au monde. » (Charles)

Témoignage de Philippe à la radio (France Bleu Elsass le 5/2/12), enregistré par Paul Meyer : http://www.diocese-alsace.fr/sons/am421c.mp3
 

Poursuivant la tradition qui marque depuis de longues années la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous nous sommes retrouvés avec les étudiants en théologie protestante du Stift au Grand Séminaire le jeudi 19 janvier pour prier ensemble les vêpres, et partager ensuite un repas fraternel.

 

Nous avons prolongé le jeudi suivant par un temps de rencontre au presbytère de l’église protestante St-Pierre-et-Paul, avec des jeunes de l’aumônerie catholique (accompagnés du responsable de la pastorale des jeunes, le P. Thomas Wender), des jeunes de l’Aumônerie Protestante Universitaire (AUP) accompagnés de leurs deux pasteurs Bettina Cottin et Matthias Dietsch. La soirée a débuté par le partage du repas. Il y eut ensuite des échanges d'expériences de notre participation respective à la rencontre de Taizé à Berlin. Puis, nous avons vécu un temps de prière œcuménique.

mardi 24 janvier 2012

24 janvier 2012 : Institution de 4 séminaristes au lectorat

Nous avons eu la joie de célébrer l'institution au lectorat de 4 séminaristes, ce mardi 24 janvier, où nous fêtions également St François de Sales, patron secondaire de notre séminaire. Le rite du lectorat permet à celui qui le reçoit d’être officiellement reconnu et appelé par l’Eglise au service de la Parole de Dieu. Il est pour chaque séminariste une étape liturgique importante sur le chemin qui le conduira vers l'ordination sacerdotale.

La célébration a été présidée par Mgr Müsser, vicaire général de notre archevêque, dans notre chapelle. Après leur présentation par le Supérieur, les quatre candidats à l'institution ont été appelés, et se sont avancés à tour de rôle pour recevoir entre leurs mains le livre de la Parole de Dieu. C’est le signe fort par lequel chacun s’engage à aimer, annoncer, et vivre de tout son cœur la Parole de Dieu.

Rite d'institution, la Parole de Dieu
est confiée par l'Eglise au lecteur

De plus, ce ministère institué a aujourd'hui aussi toute sa place dans la dynamique actuelle de la Nouvelle Évangélisation. Le "lecteur" est appelé au service de la Parole de Dieu, et doit avoir le souci de rendre possible que chacun puisse la connaître et en vivre. Comme nous l'enseigne le pape Benoît XVI : "Seule la Parole de Dieu peut changer profondément le coeur de l'homme, et il est alors important que chaque croyant et chaque communauté entrent dans une intimité toujours plus grande avec elle... Nous percevons tous combien il est nécessaire de mettre au centre de notre vie la Parole de Dieu, d'accueillir le Christ comme notre Unique Rédempteur, en tant que Royaume de Dieu en personne, afin que Sa Lumière éclaire tous les domaines de l'humanité : de la famille, de l' école, de la culture, du travail, des loisirs et des autres secteurs de la société et de notre vie" (homélie du 5 octobre 2008).

Les quatre séminaristes institués ont vécu cette étape liturgique entourés de leurs proches et de toute la communauté du séminaire. L'événement s'est prolongé dans la fraternité conviviale d'un bon repas.
De gauche à droite : Baptiste Aubas, Francis Wertheimer,
Philippe Perraud, Pierre-Hubert Haag

dimanche 25 décembre 2011

Fête de Noël et remise de médailles du travail

Avant le grand départ en famille et en paroisse, nous nous sommes réunis avec toute la communauté du séminaire pour fêter Noël ensemble. Tout en partageant un repas, la soirée était bien animée entre chants, contes, diverses animations, et cadeaux offerts les uns aux autres. Ce fut une joie aussi d'écouter la belle interprétation par Elvira Karpenko, accompagnée au piano par le père Reichert, de quelques airs de Noël en letton.





Lors de ce repas, il y eut un autre temps fort : la remise de la médaille du travail à Anita Klein et Antoine Bossard pour vingt années de bons et loyaux services. Tous deux sont au service de notre Séminaire, respectivement comme employée et intendant. Ils nous ont permis de remonter un peu dans le temps, puisqu'au fil des ans ils ont connu plusieurs supérieurs et de nombreux séminaristes dont beaucoup sont aujourd'hui prêtres.







Ainsi, notre beau temps de l'Avent a touché à sa fin, dans l'attente ardente de la venue du Christ, 

Toute la Communauté vous souhaite,
chers lecteurs fidèles,
une très sainte et joyeuse fête de Noël
et une belle année 2012 !

Nativité - Chœur de l'église Sainte Madeleine, Strasbourg

jeudi 8 décembre 2011

8 décembre : une triple fête pour le Séminaire

Ce jeudi 8 décembre 2011 a été une triple occasion de fête pour notre communauté du Grand Séminaire.
Tout d’abord nous célébrions en ce jour la solennité de l’Immaculée Conception. La bienheureuse Vierge Marie est celle qui a suivi à la perfection l’appel du Seigneur. Comme mère des croyants, elle intercède particulièrement pour chacun de nous, séminaristes, dans notre réponse personnelle à l’appel du Seigneur.
Ensuite, cette journée est aussi la fête patronale de notre Grand séminaire placé sous le patronage de Sainte Marie Majeure.
Et enfin, c'est à cette occasion que nous avons célébré l'institution de Nicolas Tousch (séminariste en 5ème année) à l’acolytat, par notre archevêque Mgr Grallet qui présidait la célébration.

Nicolas Tousch était professeur d’histoire avant d'entrer au Séminaire. C'est là sa dernière "étape" avant l'ordination diaconale puis sacerdotale. Etre institué acolyte en un jour de fête mariale revêt pour lui une signification particulière car il était deux années durant à Fribourg en Suisse pour des études de théologie mariale, travaillant tout particulièrement sur le mystère de la Vierge Marie au sein de l’Eglise.
Depuis cette année, il est en stage pastoral à Illfurth avec l'abbé Franck Guichard, curé de la communauté de paroisse Saint Martin sur Ill et Largue, qui était présent pour l'occasion.

La journée s’est terminée par un repas convivial.