mardi 26 mars 2019

Invitation au Séminaire pour le Triduum pascal

Aux jeunes hommes de 18 à 30 ans:
Soyez les bienvenus dans la communauté du Grand Séminaire pour vivre les jours saints avec les séminaristes et les offices à la cathédrale autour de Mgr Ravel.
Dates: du jeudi 18 (dans l’après-midi) au dimanche 21 avril 2019 (après le déjeuner).
Merci de prendre contact avec l’abbé Sébastien Philipps: vocations@diocese-alsace.fr

mardi 12 mars 2019

Récollection et Institution à l'Acolytat

« Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20).

Pour vivre l’exhortation de Saint Paul pendant ce temps de Carême, la communauté du Grand Séminaire a vécu un temps de recollection au sein même de sa maison de formation. Le Père Michel Wackenheim, curé de la Cathédrale, nous a fait entrer de plein pied dans « l’entraînement au combat spirituel » du Carême, en nous faisant cheminer avec ferveur au rythme de la spiritualité du Bienheureux Antoine Chevrier, fondateur des prêtres du Prado.
Ainsi dans un climat de silence et de prière, au cœur même de la capitale Alsacienne, nous nous sommes mis à l’écoute du Bienheureux, qui nous a particulièrement touchés par son souci des prêtres et de leur sainteté, figure dont ont pu s’inspirer les nouveaux acolytes (Adrien, Amoce et Nahum) institués dimanche par Monseigneur Ravel.

Cherchant avec zèle le Christ parmi les plus pauvres du quartier de la Guillotière à Lyon, le Père Chevrier témoigne inlassablement que le sacerdoce et la pauvreté sont intimement liés : « C’est dans la pauvreté que le prêtre trouve sa force, sa puissance et sa liberté ». Si c’est par la pauvreté que « Jésus Christ a enfanté l’Eglise », c’est par la même disposition que les prêtres enfanteront. Ce dépouillement que le Bienheureux invite à réaliser est un chemin de souffrance : c’est le chemin du calvaire. Comme le grain de blé qui doit mourir pour donner beaucoup de fruit, « nous ne pouvons être utiles au prochain pour l’âme et le corps que lorsque nous avons passé la mort ».
Belle figure que celle du Père Antoine Chevrier pour vivifier notre élan à la suite de Jésus Christ. A son image nous désirons être le « Véritable disciple » qui ne veut écouter que son unique Maître : seul chemin de sainteté. A ses séminaristes, à qui le Bienheureux encourageait à travailler pour être saints, il disait : « il faut, vous surtout, le devenir ».
C’est dans l’écho retentissant de cet encouragement qu’ont répondu présent les nouveaux acolytes à l’appel de l’archevêque dans le service de « la table du Seigneur et de l’Eglise ». Familles et amis sont venus unir leur sollicitude par leurs chants et leurs prières à l’action de grâce dans la communion au pain rompu pour la multitude.
Grégoire G., séminariste 1° année

mardi 15 janvier 2019

Une semaine de formation en Bourgogne

Généralités
Du 7 au 12 janvier 2019, les quatre séminaristes en première année au Grand Séminaire de Strasbourg se sont rendus dans le sud de la Bourgogne pour une session de formation avec l’Abbé Sébastien Philipps, directeur spirituel au Grand Séminaire et responsable du premier cycle de la formation des futurs prêtres.
La session s’est déployée autour de deux axes majeurs : la découverte du patrimoine d’une part, et l’étude de la quatrième partie du Catéchisme de l’Eglise Catholique – la prière chrétienne – d’autre part.
Accueil
Les séminaristes et leur formateur ont été accueillis à Semur-en-Brionnais au sein du Prieuré Saint-Hugues, « Maison-Mère » des Sœurs Apostoliques de Saint-Jean, où la communauté est installée depuis 1992. Cette congrégation a été fondée en 1984 et est aujourd’hui présente sur plusieurs continents. Les sœurs partagent de nombreux temps de prière et de vie fraternelle, et sont également formées aux tâches de l’apostolat, pour être envoyées dans le monde en « témoins de l’amour de Jésus pour le Père et pour les hommes ».
Découverte du patrimoine (architectural et religieux)
Les séminaristes ont pu découvrir à l’aide de leur formateur de nombreux sites religieux portant l’empreinte du style clunisien. Ce style tire son nom de l’ancienne abbaye de Cluny, symbole du renouveau monastique au Xe siècle en Occident, et dont le style architectural roman a inspiré de nombreuses autres constructions. Ainsi en est-il notamment de la cathédrale d’Autun, de l’église paroissiale de Semur-en-Brionnais ou encore de la basilique de Paray-le-Monial, dans des proportions bien moindres cependant.
La visite de Cluny est particulière, car elle fait avant tout appel à l’imagination des visiteurs, l’ancienne abbatiale ayant été détruite en très grande partie au début du XIXe siècle, lorsque le site a été reconverti en carrière de pierres pour de nouvelles constructions, dans la tourmente des années qui ont suivi la Révolution française.
La compréhension de l’architecture des édifices religieux est capitale pour pouvoir y poser un regard de foi pertinent, et pour se laisser instruire par la simple observation de ce qui entoure le visiteur. Ces édifices regorgent d’éléments qui annoncent la foi à l’aide des pierres et des représentations picturales, et sont un moyen d’évangélisation qu’il nous faut sans cesse redécouvrir, pour amener les personnes à entrer dans les mystères de la foi.
D’autres lieux de vie chrétienne ont également été découverts, comme la communauté œcuménique de Taizé et le Carmel de Mazille. Ces lieux présentent des spécificités que de futurs prêtres diocésains doivent connaître, amenés plus tard à accompagner des personnes aux profils très variés, ce qui requiert une connaissance large des différents courants de spiritualité chrétienne.
Travail
Un travail a également été réalisé sur la prière chrétienne, à partir du Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC). Contrairement aux trois autres parties de cet ouvrage, qui exposent surtout des articles de foi (le Credo, les sacrements, la vie morale), la prière chrétienne entre davantage en résonnance avec le vécu de chaque personne, et ne s’aborde donc pas de façon aussi objective que les autres contenus. Il était donc important pour l’équipe de vivre ce parcours au sein d’un lieu de prière, alliant le concret d’une vie spirituelle portée par la prière des sœurs avec la dimension plus intellectuelle de ce travail.
Ont ainsi été abordés entre autres le combat spirituel de la prière, les différentes formes de prière, ainsi que la prière par excellence, que le Christ Lui-même a enseignée à ses disciples : le « Notre Père ». Chacun a pu exprimer les points du CEC qui lui ont paru les plus essentiels, donnant ainsi lieu à des échanges féconds, en particulier lorsqu’ont été soulevées des questions de fond sur la foi, le combat spirituel ou la louange.

De retour à Strasbourg, les séminaristes du premier cycle poursuivront leur étude du CEC au cours des mois à venir, et étudieront aussi les Confessions de Saint Augustin ainsi qu’une introduction à la métaphysique, tout en reprenant également le chemin de la faculté de théologie catholique, où sont donnés la plupart des cours que suivent les futurs prêtres.

Maxence F., séminariste en 1° année

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